En ce printemps, que de chants d'oiseaux tout alentour, dès avant l'aube et toute la journée !

Or quand ils chantent, les oiseaux ne s'alimentent pas, il me semble.

Une vision anthropomorphique et romantique du monde animal fait avancer à certain(e)s l'idée selon laquelle les oiseaux prendraient du plaisir à chanter.

Mais ce qui est le plus probable, à mon sens, c'est qu'il s'agit pour eux, avant tout, de chants nécessaires, que ce soit pour signifier aux autres oiseaux que c'est leur territoire, ou que ce soit pour séduire les femelles (une préoccupation sans doute plus ciblée dans le temps que celle relative au territoire, que j'imagine être plutôt permanente).

En effet, à en croire un article de 2017 de Science et Vie, si, dans les régions tropicales, les oiseaux des deux sexes chantent pour s'attirer mutuellement, dans nos contrées, ce sont surtout les mâles des oiseaux qui chantent (mais les femelles de quelques espèces, tel le rouge-gorge, émettent des chants de défense du territoire). Quelques semaines après leur sortie de l'œuf, la testostérone provoque, dans le cerveau des oiseaux mâles, le développement d'un réseau complexe appelé "circuit du chant". En sourdine durant les saisons froides, il s'active au printemps et déclenche leur chant, à chaque fois typique et singulier.

Et ils chantent, et ils chantent, les oiseaux mâles, et, pendant tout ce temps-là, ils se privent de recherche de nourriture. Avec quel résultat éventuel ? Un accouplement extrêmement fugace. C'est dire la puissance de l'instinct de reproduction !

Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec les humains : que de temps passé par les hommes à être obnubilés par les moyens de séduire des femmes, que d'efforts déployés par les petits et les grands mâles pour cette entreprise, que de temps passé en préparatifs d'approche et d'argent dépensé, que de dangers affrontés, que d'imprudences commises, que de transgressions risquées qui sont acceptées pour, au final, un résultat aléatoire et pas nécessairement pérenne !  C'est dire, là aussi, la puissance de l'instinct de reproduction !

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Or la puissante idéologie féministe occidentale contemporaine a réussi à dénigrer l'exercice naturel de l'instinct de reproduction par les hommes, en connotant très négativement celui-ci : ce n'est pourtant pas de leur faute si les hommes sont, littéralement, des obsédés sexuels et si leurs actes semblent donc parfois moins guidés par leur cerveau que par leurs couilles, c'est tout simplement leur nature, que les décrets féministes voudraient éradiquer en faisant des hommes de doux eunuques la plupart du temps et, aux moments choisis par elles, des esclaves de leurs appétits sexuels à elles.

 

 

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