Impression bizarre : quand je sors de chez moi, à pied ou en voiture, j'ai très vite un choc, provoqué par la simple vue d'une jupette au loin ou d'une silhouette probablement féminine ; par ces petits signes le monde féminin se rappelle alors à moi, me réveille, me sort de ma quiétude, alors que je l'avais comme oublié, éloigné que j'étais de la vue de corps désirables.

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[cette photo, c'est juste pour le fun ! Elle ne reflète malheureusement pas le type de rencontres que je fais quand je sors de chez moi !]

Cette rencontre visuelle et unilatérale avec des femmes idéalisées (puisque je n'en considère alors que le côté désirable) me change de mon quotidien, marqué par l'accumulation des causes de détestation du sexe que représente mon épouse. 

Parmi ces causes, grandes et petites, il y a ce qu'elle fait et qui me déplaît, et ce qu'elle ne fait pas alors que j'aimerais qu'elle le fasse.

Il y a ces petites phrases apparemment anodines qui équivalent, en fait, à des ordres : "Il faudra faire ceci ou cela...". Ce qui se traduit par "Je te harcèlerai jusqu'à ce que tu aies fait, toi, ceci, que je trouve utile ou nécessaire".

Et il y a aussi, autre exemple, cette asymétrie frappante entre ma façon de m'interrompre immédiatement dans ce que je fais lorsqu'elle vient me demander de l'aide ou de lui rendre un service, et de faire vite et bien ce qui m'est demandé, sans bougonner,

et sa façon de toujours recevoir mes demandes d'aide ponctuelle comme si j'étais un chien dans son jeu de quilles : "Je faisais autre chose..." dit-elle mécontente. Et de bien me faire sentir que ma demande de tel renseignement, de tel petit instrument, etc. la dérange. Elle ne s'engage pas sur un délai de réalisation, préférant me laisser dans l'expectative ; je ne sais si je dois attendre son bon vouloir ou essayer de me débrouiller seul (ce qu'elle me reprochera alors de façon véhémente).

D'où, à la longue, ma renonciation à lui demander tout service pour ce que je peux faire par moi-même : aller spécialement en ville poster une lettre urgente (alors qu'elle y va et passera devant plusieurs boîtes aux lettres, voire alors qu'elle a du courrier à déposer), me rendre spécialement moi-même au supermarché acheter ceci ou cela alors qu'elle aurait pu l'ajouter à sa liste de courses puisqu'elle s'y rend pour de nombreux achats, etc.

Cerise sur le gâteau, cela me vaut le reproche suivant : "Tu n'as jamais besoin de moi, tu te débrouilles toujours tout seul !".

Cela suffit ! Tirez l'échelle !